Le ministre du Redressement Productif a annoncé vendredi la création d’une Compagnie Nationale des Mines de France. Son objectif sera l’exploration et l’exploitation de ressources minières en France comme à l’étranger. Parmi ses priorités, on trouve en particulier les fabuleuses réserves de la cité d’Eldorado.

Dotée d’un budget conséquent (200 à 400M€) d’ici la fin de la décennie, la CMF marque le grand retour de l’Etat stratège épicier sur la scène économique mondiale.
M. Montebourg lui a assigné deux objectifs : l’exploration de départements français pour l’instant délaissés d’une part (« comme en Guyane, où nous disposons de réserves d’or considérables » cite le ministre), et d’autre part l’assistance à notre empire colonial : « les pays d’Afrique francophone, notamment, aimeraient travailler avec nous plutôt que d’avoir affaire à des multinationales étrangères », a-t-il ajouté.

« Le développement d’une économie de l’intelligence n’a été qu’un premier pas vers le redressement de la France. Malheureusement les chiffres nous révèlent que l’intelligence seule ne suffit pas, » explique Arnaud Montebourg. « C’est pourquoi le président de la République m’a chargé de mettre en place une économie de l’imaginaire. Il s’agit d’un chantier de grande ampleur dont nous percevons encore mal les limites, mais le gouvernement est persuadé qu’il s’y trouve une réserve de croissance potentiellement inépuisable ».

Christiane Taubira apprend les projets de M. Montebourg pour la Guyane.

C’est donc tout naturellement que parmi les premiers projets cités en exemple se trouve la découverte de la mythique cité d’Eldorado.
La cité d’Eldorado anime les passions depuis le XVIe siècle. La ville se trouverait entre l’Orénoque et l’Amazone, soit peut-être sur le territoire de la Guyane, et serait bâtie de suffisamment d’or brut pour rembourser la dette de la France et financer la sécurité sociale jusqu’en 2016.
Cinq siècles d’explorations infructueuses n’entament pas le moral de M. Montebourg : « la technologie française a fait des progrès extraordinaires depuis François Ier, » souligne le ministre. « Nous avons ainsi acheté à Dassault un prototype de Rafale-renifleur extrêmement performant, qui sera déployé sur la base de Kourou le mois prochain. J’ai bon espoir ! »

La bonne conduite des opérations de la CMF, et donc le redressement économique de la France, repose toutefois sur des facteurs extérieurs difficiles à maîtriser.
Le retour à la paix en Syrie est ainsi nécessaire à la réalisation du second grand projet désigné par M. Montebourg : la vente aux enchères par les douanes du contenu de la caverne des quarante voleurs.