Leur accorder l’indépendance ? "Impensable", réagit vigoureusement le médiateur, "Antilles Françaises !". Et on le comprend. Comment justifier une telle débâcle ? Les bravepatriotes ne s’en remettraient pas et seraient dans l’obligation de réactiver les cellules dormantes de l’OAS.

Les négociations interraciales n’ont pas abouti : les blancs sont encerclés

L’idée d’expulser les indigènes vers la mer a quant à elle fait son petit bout de chemin. La solution présenterait des avantages économiques considérables et des consultants de chez Tsahal, une grosse boîte de conseil en mobilité géographique, se sont déjà penchés sur la question du repeuplement par des souches patriotiques saines. Ce serait par ailleurs satisfaire une vieille revendication des békés, désireux de préserver la pureté de leur race. Mais M. Laporte, Secrétaire d’Etat aux abus sexuels, s’y oppose fermement : "La France a besoin d’eux pour les jeux olympiques et la coupe du monde de football", soutient-il.

Le médiateur a eu beau relever que "tous ces étrangers n’ont pas franchement envie de mouiller le maillot et ne chantent même pas la Marseillaise", il n’a pas été entendu, à plus forte raison que selon la SNCF les contraintes techniques seraient trop importantes. Le projet est donc resté dans les cartons.

C’est la dernière option qui serait retenue. Le médiateur l’a qualifiée de "consensus le plus satisfaisant pour les parties au litige" : faire péter une bombe A dans un centre commercial de Pointe-à-Pitre "pour voir". "A Mururoa, y’a plus rien à détruire", explique Hervé Morin qui cherchait justement un nouveau site. Le Ministre de la guerre a quelques bouts d’uranium qui trainent un peu partout, et qui ne demanderaient pas mieux que d’être utilement recyclés dans l’intérêt supérieur de la vraie recherche Nationale.

Athanase B., médiateur

L’expérience serait profitable à la communauté scientifique dans son ensemble. Médecins du monde, laboratoire indépendant spécialisé dans les maladies de pauvres, a déjà fait part de son très vif intérêt. Mieux, Patrick "Spaggiari" Devedjian, un homme qui a une vision de la France de demain, évoque même l’éventualité d’étendre les tests à la métropole, en particulier sur les nids de méduses du 93 : "C’est quand même plus percutant que le kärcher, et ça relancerait le bâtiment".

Bref, quand la France avance, les colonies aussi, comme un convoi pétrolier sur les mers d’huile du golfe persique. Ces évènements démontrent en outre que les modes alternatifs de résolution des conflits sont l’avenir du dialogue social. Gageons que les médiateurs de Valérie Pécresse proposeront quelque chose de semblable pour l’Université, comme par exemple des essais chimiques de gaz lacrymogènes.