Société
La Bravepatrie subit de plein fouet la grève des auteurs scénaristes hollywoodiens
L’arrivée, ces dernières années, d’hommes politiques hyperactifs et omniprésents s’est soldée par une explosion du marché du discours politique. Aussi, pour rester crédible, il n’y avait d’autres choix pour l’homo politicus que de déléguer à des spécialistes de la gouaille populaire le domaine entier des petites phrases et autres piques qui font la joie des commentateurs politiques, dopent les sondages, doublent le tirage des journaux et occupent les conversations à l’ombre des machines à café. Une niche économique en quelque sorte, mais qui a su impacter toute notre société. Or depuis six semaines les studios californiens ne fournissent plus une seule ligne de ces fameuses répliques, au risque de nous plomber à nouveau un grassouillet point de croissance.
Première prise d’otage au monde à toucher plusieurs continents, la grève du scénario de série culte menée par la Writers Guild of America (antenne CGT pour l’Outre Atlantique), frappe bel et bien l’économie de notre pays et se répercute à tout les échelons, y compris sur le moral des ménages.
En effet, les petites phrases qui ravissaient les esgourdes ont disparu des médias ! Finis les « travailler plus pour gagner plus » cisaillés avec un dictionnaire de rimes sur les genoux et dans le respect des règles qui ont su élever la poésie brave patriote au rang de langage des anges !
Plus de cultissime « on va vous en débarrasser » harangué à une foule transie d’ébahissement et comblée par des gestes de fureur audacieusement accolé au verbe !
Terminés les « la France : tu l’aimes ou tu la quittes » et autres phrases dont la liste pourrait s’égrener à longueur de page.
En clair, un torrent de répliques et de discours politiques qui frayent dorénavant avec l’Histoire mais dont le flot s’est complètement tari avec cette grève qui, par là même, a rendu nos hommes politiques otages de leur propre parole pour le plus grand malheur de leur cote de popularité.
Comme pour chaque phénomène de société nouveau, ce sont les États Unis qui ont été touché les premiers par ce cataclysme qui frappe les hommes politiques de manque de répartie, d’absence de répliques qui tombent pile et, disons le tout net, de présence.
Ainsi, suite à la grève de ses amis scénaristes intermittents du spectacle, le communiste Barack Obama a du abandonner un temps toute forme de discours politique au profit de clips vidéos directement repompés sur le plus pur style des années 80.
A son tour touchée, la Bravepatrie n’est pas parvenue à endiguer ce manque d’éloquence.
Le cafouillage communicant qui a entouré la présence de Mouammar Khadafi dans le phare des droits de l’homme et de la production de Rafales est un exemple concret du meurtre de la parole politique que commettent chaque jour les grévistes Américains.
Pour finir, l’exemple de Jean Claude Gaudin est éloquent . Voilà un homme qui assurément est une victime collatérale de cette grève et qui, n’ayant aucun discours sous la main s’est lamentablement rabattu sur un tas de fadaises ineptes issues de son répertoire personnel, non pas que ses propos décrivent une réalité plutôt proche de la vérité, mais plutôt que ce point aurait pu être évacué avec une simple réplique du type « Le Père Noël est une ordure » par exemple avec un « tu pues Félix ! » (Zézette). Cela aurait suffi amplement à éclaircir sa relation avec un journal de gôche.
En bref, nous ne pouvons que constater qu’imposer un service minimum aux grévistes hollywoodiens est impérieux à notre vie politique et à notre économie et que Raffarin, putain, tu nous manques !



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