Société
On viole nos sanctuaires !
Le 10 juin, une horde de 300 gueux, prétendument intermittents du spectacle, ont envahi le parvis de notre bel Opéra/Théâtre de Montpellier ! Menés par un triumvirat de syndicalistes crypto-communistes aux relents anarcho-staliniens, cette plèbe prétendait s’insurger contre l’heureuse destruction programmée de leur statut. Oser s’approcher de lieux de divertissement réservés aux biens nés est déjà en soi scandaleux, c’est probablement pourquoi ils n’ont tout de même pas osé perturber la pièce et ont attendu dehors.
Une patience stupéfiante de la part de l’administratrice du théâtre lui a fait tolérer leur entrée dans le hall de l’établissement une fois la représentation terminée. Après avoir parlementé avec ces rebuts - qui prétendaient occuper les locaux en signe de protestation - cette femme courageuse, s’étant donné le temps de la réflexion, est finalement revenue à la raison en demandant l’intervention des forces de l’ordre.
Les intrépides policiers, à 03h30, en surgissant casqués et harnachés « anti-émeute » par l’entrée des artistes (pour une fois bien nommée), ont alors donné une nouvelle preuve de leur efficacité grandissante. Par une ruse de bonne guerre , le chef de cette intervention invitant « ces enfants » à quitter les lieux sous 30 secondes sous peine d’évacuation par la force, a en fait ordonné la charge au bout de cinq secondes.
Notons encore une fois le courage de ces hommes de devoir, qui n’ont pas hésité, à peine protégés d’un casque et d’un gilet pare balles, à charger à la matraque des gueux et gueuses armés de sacs de couchage. Preuve de leur efficacité : ils n’ont tiré aucun coup de feu, même en en « finissant » certains sur le parvis.
Rappelons qu’un statut scandaleux, hérité des années sombres, permet à cette fange de vivre aux crochets de la société en pratiquant des activités dites artistiques. Nous savons bien que l’art populaire n’a d’utilité qu’encadré et produit par les 4 ou 5 principales sociétés privées à fort bénéfice payées par nos redevances.
Quel besoin pour nos ouvriers de distractions autres que celles régies par l’état, et choisies par ceux qui font vœu d’être siens ?
Rassurons nous, il est évident que le MEDEF, et son chef, le glorieux Baron Sellières, bénéficient de la coopération pleine et entière du gouvernement pour éradiquer ces miasmes et restaurer l’état de droit, et un minimum de 12% de croissance boursière.



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