L’histoire de France a enfin trouvé une maison, à en croire le ministère de la Culture.

Frédéric Mitterrand a annoncé la reconversion de plusieurs pièces de l’hôtel de Soubise, siège des archives nationales, en logement social pour accueillir l’histoire de France. Cette mesure n’est pas sans susciter quelques réserves dans le voisinage, les origines de l’histoire de France étant pour le moins douteuses.
L’histoire de France est par ailleurs notoirement décadente : réputée pour ses orgies nocturnes et ses tendances au tapage, elle ne dit jamais bonjour et flatule bruyamment dans l’escalier en descendant les poubelles. La rédaction a enquêté et découvert que l’histoire de France a d’ailleurs un passé locatif maillé d’incidents divers et de procédures d’expulsion. Un huissier témoigne anonymement : « J’ai pu constater à plusieurs reprises l’état de délabrement dans lequel l’histoire de France laisse les locaux qu’elle occupe ».

Rien d’étonnant donc, à ce que l’histoire de France ait été sans domicile fixe ces dernières années jusqu’à sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et sa fibre sociale. Ramassée en piteux état à la soupe populaire, l’histoire de France sera réhabilitée par un Président de la République qui, en bon chrétien, est révolté par la misère.
Il est vrai que l’histoire de France est toujours utile et que c’est bien de l’avoir sous la main, d’où la nécessité de la loger en plein Paris. « Les loyers sont exorbitants dans le centre de la capitale et il a bien fallu trouver une solution, au moins transitoire », se justifie t-on dans l’entourage du ministre de la Culture.

L’histoire de France occupera un deux pièces de 35 m² sous les combles avec kitchenette intégrée et chauffage électrique par convecteur. Elle nous a assuré avoir fait une demande d’aide au logement et entend subvenir à ses propres besoins en faisant le tapin dans le Marais. Le contribuable, au moins, devrait donc être épargné.