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Rétablissement de l’ordre et de la valeur travail dans le Triangle Marxiste

Scènes d’horreur à Bagnolet

Didier Kala, jeudi 8 avril 2004 - 01:13 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Quatre entrepreneurs alto-séquanais ont hier été lynchés par la foule à Bagnolet, avant que les corps calcinés de deux d’entre eux ne soient pendus au pont de l’échangeur A3 / boulevard périphérique. Cette barbarie remet en cause la stratégie employée par le gouvernement précédent en Seine-Saint-Denis, et augure de changements radicaux dans la manière de défendre le droit à l’entreprenance.

Un Porsche Cayenne blanc, en feu, rue Sadi Carnot. Au sol, quatre corps, qui seront bientôt démembrés et eviscérés puis traînés dans les rues du centre ville d’un Bagnolet que l’on croyait pacifié. Plus tard, la foule pendra deux de ces corps au dessus du périphérique intérieur, à l’une des nombreuses bretelles qui constituent le magnifique ouvrage d’art de l’échangeur autoroutier.
Cette foule, ce ne sont ni des rebelles, ni des combattants étrangers - il s’agit de RMIstes, de chômeurs et d’intermittents du travail "ordinaires", chauffés à blanc par les harangues d’un ancien animateur de la Maison pour Tous Pablo Neruda.
Peu importe que les entrepreneurs atrocement assassinés, quatre pères de famille originaires des Hauts-de-Seine et dont le seul crime était de faire valoir leur droit au travail et à la relance de la croissance, n’aient rien eu à voir avec les causes supposées de l’inconfort prolétaire : de toute évidence, la population de Bagnolet, pourtant sauvée des griffes de l’économie planifiée, n’est pas jouasse et tient à le montrer aux forces bravepatriotes de libération.

Le nouveau Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, se trouve dans une situation délicate : depuis la chute de Marie-Georges Buffet et l’annonce de la fin des hostilités le premier mai dernier, les incidents souvent mortels ne cessent de se multiplier dans la zone de non-droit qu’il est maintenant convenu d’appeler le Triangle Marxiste ; les Français commencent à se poser des questions sur la capacité des forces de progrès à réformer pacifiquement les derniers bastions contrôlés par la gauche ; l’assureur AXA annonce un triplement de la prime d’assurance sur les Cayenne.
Dans des conditions aussi difficiles, l’homme providentiel choisi la semaine dernière par Jacques Chirac pour extraire notre Brave Patrie du bourbier séquano-dyonisien se doit de remédier le plus vite possible aux errements criminels de son prédécesseur à Matignon. Sa côte de popularité au zénith, une équipe gouvernementale compétente et le désir profond des Braves Patriotes d’en finir une bonne fois pour toutes avec une clique gauchiste dont le bilan s’inscrit très concrètement en longues allées de croix blanches sur les pelouses du MIN de Rungis devraient l’y aider.

La première des mesures prises par le gouvernement est exemplaire, et imprime d’emblée les grandes orientations de la nouvelle politique française, avec une classe que nous n’hésiterons pas à appeler le Seine-Saint-Denis Style : Nicolas Sarkozy, déjà à Bercy mais encore un peu place Beauvau, a en effet décidé de conjuguer ses talents pour s’assurer que plus jamais les pénibles incidents d’hier, cet ignoble attentat à l’entreprenance, ne se reproduisent.
Le Neuf-Cube sera ainsi département pilote d’une coopération, inédite à ce jour, entre le Medef et la Police Nationale : cette dernière assurera des audits de sécurité des entreprises désirant s’installer dans les territoires nouvellement libérés, et formera leurs salariés au maniement des armes automatiques et des bâtons Tonfa.
"Nous ouvrons la voie à une collaboration structurée et renforcée entre policiers et entrepreneurs", s’est félicité le directeur départemental de la sécurité publique, Jacques Meric. Pour Charles Sevegrand, président du Medef en Seine-Saint-Denis, "c’est la formalisation des bonnes relations entre police et entreprises et une main tendue aux entrepreneurs qui se sentent souvent seuls après une agression [...] De plus en plus d’entreprises, d’une taille de plus en plus importante, viennent s’installer dans notre département et nous avons besoin d’un réseau structuré pour les conseiller lors de leur installation, les informer des risques et assurer la sécurité de leurs salariés", a estimé M. Meric.

Il ne nous reste plus qu’à espérer que ce programme pilote soit concluant, et qu’il sera bientôt étendu à toute notre bien belle et bien brave patrie, qui retrouvera alors avec délices les charmes de la valeur travail.
Vive Guillaume, vive Nicolas Sarkozy !

P.-S.

Cet article contient de vrais morceaux de dépêche AFP. Ami lecteur, amuse-toi à les retrouver !

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Réactions à Rétablissement de l’ordre et de la valeur travail dans le Triangle Marxiste

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Déjà 10 réactions.

  • Mais non de dieu ! QUE FAIT LA LEGION.....

    Cdr 12.5.

    Répondre

  • 20 avril 2004 20:54, par valentinus lobster-hulwicz

    > ô mânes d’Armand, & de Russell et de Carl, et d’Alfred...

    Maintenant, je leur nomme leur mal : Ils n’ont pas l’esprit de s’appliquer à se conquérir un ferme état dans le « non-eux » ; ils ne cherchent pas leur désavantage, mais celui de leurs voisins. Ils n’ont jamais songé à s’emparer du non-pouvoir. Plus ils tombent, plus, comme pour aider absurdement à leur chute, ils s’alourdissent de leur « eux-mêmes » ; à force de vouloir l’emporter dans les batailles du relatif, ils s’ajoutent l’un à l’autre l’épuise­ment que représente chaque succès remporté dans l’ordre des apparences. Quand ils per­çoivent que de la haine rôde, ils ne conçoivent pas de la détourner sur eux afin de la retirer de la circulation et d’avoir ainsi l’occasion de rompre un enchaînement d’actes mauvais ; au contraire, ils se hâtent d’apporter leur mal au mal général. Ils ont oublié que la parole sert à dire le vrai, sont fiers de répondre par des mensonges à d’autres mensonges, créent ainsi partout au-dessus de la planète des univers fantomatiques où même l’authen­tique, lorsque d’aventure il s’y égare, perd sa qualité ; ils sont « stratégiques » et « tactiques », expliquent-ils dans leur jargon, ce qui signifie qu’ils ne parlent que par antiparoles ; der­rière chacun de leurs mots on sent la présence de leurs intérêts de caractère matérialiste, c’est-à-dire la présence du néant. Devant cette sottise, on reste là, comme ça : même les poètes ne happent plus que des souffles accourcis en râles. Ils ont troqué, en calculateurs étourdis, toute substance contre seulement sa sem­blance ; puis, ne disposant plus que de l’ir­réalité, réduits à jouter l’un contre l’autre dans l’épiphénomène, ils ne peuvent que se livrer des combats inexpiables, avec inédits massacres, pour maintenir à tout prix leur situation dans le monde spectral des « puis­sances nationales », des « régimes sociaux », des « forces politiques », pour sauver leur place très exiguë sur la très mince pellicule des apparences. Un tel monde, s’il veut se reposer, a besoin de plusieurs siècles d’absolues vacances, a besoin de vaquer un millénaire dans l’absolu. En vain, suscités par cette ruine extrême, des savants préparent-ils près de nous des règnes où d’une existence désensibilisée, algébrisée, muée en relations chiffrées, jailliront des délassements du second degré. J’ai pitié de ces êtres tellement abîmés. Je les héberge en moi à l’écart de tous les regards. J’écoute très patiemment leurs dé­lires ; toute la journée, puis toute la nuit, et surtout en ces heures plus dures qui vont de minuit à l’aube, ils sont là qui se battent chez moi, avec des criaillements de forces primi­tives et négatives. Loin de craindre ces déses­pérés, je les attire, je tente de les soigner, de les exorciser ; je ne cours aucun danger : quelle perdition, quelle déperdition pourrait atteindre quiconque vit sans lui dans tout autrui ? Mais le long, très long travail ! Je connais dans toute leur plénitude toutes les très blanches extases de la fatigue, drogue à faire oublier temps et espace.

    * Fatigue d’outre la fatigue, toi par qui j’ai constamment vacances, -fatigue d’outre la fatigue, toi par qui en toute situation donnée on est fait non-matière inconditionnable, toi par qui sur l’autre versant du perçu on vogue en objet allégé, fétu pris d’univers, -fatigue d’outre la fatigue, toi par qui près de nous une surnature partout scintille, -fatigue d’outre la fatigue, ô toi, mon repos sans nom, ô toi qui me dors sans que je dorme, -ô toi, mon amie, ma confidente, mon épouse, ­merci ! et oh ! jamais, jamais ne me quitte !

    Voir en ligne : autistic ?

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  • 15 avril 2004 12:14, par raminagrobis

    Manque de goût dans le Triangle Marxiste

    Une Porsche Cayenne blanche, quel manque de goût. Et pourquoi pas un interieur en cuir Connoly beige ! Tout est pardonné messieurs les lyncheurs.

    Répondre

  • Malheureusement dans votre hâte de nous fournir une information éclairante et impartiale, quoique percutante, vous avez laissé passer, semble t-il, une légère coquille. Il faut écrire "Place Beaux Veaux", ainsi nommée en l’honneur de la célébre et clairvoyante déclaration du général : "Les Français sont des veaux" S’il n’a pas dit des beaux veaux, le général n’en pensait pas moins. Etant Général, pouvait-il d’ailleurs en penser moins.

    Salutations

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    • Brave patrie : une poignée de débiles lobotomisés,irrécupérables malgré les progrès de la science

      Répondre

      • Monsieur, Sachez qu’il eut convenu de laisser un espace après votre virgule, ainsi que de mettre un point à la fin de votre phrase, si toutefois c’en était une.

        Répondre

        • 21 avril 2004 17:56, par Cuistre Typographe

          Les points sur les i

          Monsieur, Sachez qu’en matière de typographie, il est d’usage de dire (et d’écrire) UNE espace.

          Répondre

          • 21 juin 2004 14:21, par Lezardito

            > Les barres sur les T

            « En typographie, le terme espace est féminin ; mais dans la langue générale et en informatique, il est de genre masculin » dixit l’Office quebecois de la Langue Francaise (les Immortels ne connaissant pas encore le mot ’informatique’).

            Or, personnellement, je consulte ce merveilleux site clairvoyant sur un micro-ordinateur, et non sur une Linotype...

            Tout cela serait bien anecdotique, si la langue française n’était pas sauvagement bafouée chaque jour par des sauvageons partisants de l’Internationale Jenfoutiste.

            Le Français à la France...

            Répondre

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