Société
Clandestins du Raincy
La police évacue un camp de Pygmées
Huit escadrons de gendarmerie mobile et plus de quatre cents policiers ont hier matin, peu avant l’aube, évacué pacifiquement un bidonville occupé par des clandestins Pygmées au Raincy, en Seine-Saint-Denis. Quelques magistrats droits-de-l’hommistes tentent toutefois de retarder leur expulsion.
Hier, au lever du soleil, les riverains du stade Youri-Gagarine étaient rassurés : le terrain vague dans lequel une quinzaine de familles de Pygmées avaient élu domicile depuis plus de deux ans allait être rendu aux promoteurs.
Il ne restait plus qu’à trier les maigres possessions des squatters, et raser leurs logis de fortune. Devant chacun, dûment numéroté, un gardien de la paix sévère mais juste montait encore la garde afin d’éviter les pillages.
L’opération s’est déroulée très vite, pratiquement sans accroc : les forces de l’ordre sont arrivées à 6h00 précises. Au signal du commissaire dirigeant l’opération, une trentaine d’hommes équipés de lampes électriques, de loupes et de grandes boîtes en carton ont pris position autour de chacune des boîtes à chaussures dans lesquelles les clandestins avaient élu domicile. Un gendarme était alors chargé de frapper au couvercle avant de le soulever.
Aucun incident notable n’a troublé la manœuvre - le Pygmée est très respectueux de l’uniforme. Tout au plus quelques-uns parmi les plus jeunes des squatters ont-ils tenté de prendre la fuite, se faufilant entre les jambes des agents de l’ordre, mais les boîtes en carton ont vite remédié à cette pagaille.
Le commissaire Doemkopf est heureux du déroulement des opérations : "Tout s’est passé comme prévu, et nous n’avons eu à déplorer aucun incident. Agir aussi tôt a été notre meilleur atout : à cette heure-là, les membres des associations de soutien dorment. Le gauchiste est paresseux, vous savez."
"Bien sûr," ajoute-t-il, "ça fait un peu mal au cœur pour les gosses, les réveiller si tôt... D’autant plus qu’ils dorment dans des boîtes d’allumettes, et c’est pas facile de faire la différence entre une vraie boîte d’allumettes et un lit d’enfant Pygmée, même à la loupe. Mais les consignes étaient très strictes, et mes gars n’avaient pas le droit de fumer avant la fin totale de l’opération".
Pour les habitants et la municipalité du Raincy, c’est le soulagement. Le cauchemar durait depuis le printemps 2000, quand environ 70 Pygmées se sont installés dans un terrain vague à proximité du stade Youri-Gagarine et du centre culturel Auguste Blanqui. Le conseil municipal se réunit en urgence et vote la construction d’un parking sur le terrain, mais rien n’y fait : les Pygmées refusent de libérer les lieux.
Plus encore que le désastre économique, c’est la peur qui s’installe. Comme l’analyse Odette, boulangère au Raincy depuis 1954 : "On était jamais réellement tranquilles, vous savez, surtout en hiver : avec la nuit qui tombe tôt comme ça, on n’y voit goutte, et ils sont tellement petits... c’est facile de leur marcher dessus et de glisser."
Mais les années ont passé, et les diverses requêtes des associations de riverains comme de la municipalité n’ont servi à rien : le gouvernement socialiste n’a jamais voulu lever le petit doigt pour rendre la quiétude au Raincy. Il a fallu attendre l’action éclairée et courageuse du gouvernement de mission de Jean-Pierre Raffarin pour débarasser la ville des minuscules Africains.
Les Pygmées clandestins devraient être reconduits à la frontière d’ici la fin de la semaine prochaine - si le Syndicat de la Magistrature ne tente pas de saboter le processus.
Des juges du tribunal de Bobigny ont en effet entrepris d’annuler la procédure d’expulsion, au motif que la Roumanie n’était pas la destination la plus indiquée vers laquelle renvoyer des Pygmées.
Nicolas Sarkozy, le Ministre de l’Intérieur, des Libertés Locales et des Avions Charter, a décidé de faire appel.



Les vrais Patriotes pratiquent la reaction dans la joie et la bonne humeur depuis 2002.
Reagissez aussi !
Déjà 3 réactions.