L’armée américaine en Irak fait une nouvelle fois la preuve, s’il était besoin, de son profond humanisme et de son respect des spécificités culturelles du peuple qu’elle a su libérer suite à un affreux malentendu sur sa possession d’armes de destruction massives (ou pas). Ce sont en effet pas moins de 507 détenus de la prison d’Abou Ghraib qui vont retrouver cette semaine leur liberté, et enfin jouir de la paix et de l’harmonie qui règne dans leur beau pays.

Selon le général Torpedo, gouverneur de ce centre pénitentiaire, cette libération massive vise à permettre aux détenus de rejoindre leurs familles dans la perspective prochaine du ramadan, fête religieuse traditionnelle très importante pour toutes les communautés musulmanes d’Irak et d’ailleurs. « En plus, si on avait du les garder, ça nous aurait obligé à faire service de nuit à la cantine » précise ce haut gradé, contraint comme beaucoup de petits entrepreneurs d’appliquer dans son établissement les sinistres lois Aubry I et II sur la réduction du temps de travail.

Une nouvelle qui a aussitôt déclenché des manifestations de joie parmi les détenus, que leur captivité à Abou Ghraib avait habitués à d’autres formes d’élargissements.