Barack M’Bama le jour de son investiture : "il a un peu forcé sur le punch", avoue Michelle

11h30, conférence de rédaction. Tout le monde a bu au moins sa première bière et les débats autour de la question noire aux Etats-Unis d’Amérique sont forcément un peu houleux. Bigballs s’insurge contre la présence d’un cosmopolite à la maison blanche, Don Parmalatte tente de le convaincre des bienfaits de ce mandat sur son portefeuille actions, et Kala pousse de petits cris stridents, persuadé qu’il y a des méduses dans le vidéo projecteur. Pynchon hurle "démocratie !" puis entonne la Marseillaise, pendant que Von Braun et Panel tentent de lui faire une clé de bras. Les autres vont bouffer une blanquette chez Gigi.

Vers 11h38, on parvient enfin à un consensus autour d’une petite poire. C’est le soulagement. La ligne éditoriale est à peu près sauve, et la rédaction peut enfin se positionner dans le concert de louanges en direction du messie transcosmique. Après tout, même au Figaro ils ont l’air heureux - à l’exception peut-être du commissaire aux questions raciales Eric Zemmour - alors pourquoi pas nous.

Donc, si le bravepatriote avisé peut se féliciter de l’accession d’un noir à la tête du pays du tiers-monde le plus puissant, il reste quand même extrêmement réservé quant à l’opportunité d’une telle chose en Europe occidentale, particulièrement en France.