La rédaction

Hubert-Aymeric Pynchon

Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo!

Hubert-Aymeric Pynchon découvre très tôt sa vocation en compilant, dès 9 ans, les listes de Bolcheviques pour son oncle rédacteur à Je suis Partout et celles des Miliciens pour le beau-frère de sa tante, typographe à L’Humanité clandestine - oui, il y a toujours un mouton noir, même dans les meilleures familles...

D’une intelligence somme toute vive étant donné son jeune âge, il comprend rapidement tout l’intérêt qu’il y a à médire de ses contemporains pour peu que cela se fasse depuis un bureau chauffé en hiver et bien aéré l’été. ...Et qu’on sente à temps le vent tourner.

Abreuvé aux meilleures sources, et doté d’un carnet d’adresses nourri dont beaucoup sont malheureusement morts en déportation ou exécutés à la Libération, il se fait fort, l’après-guerre venue, de décrocher des postes dans les rédactions les plus prestigieuses de l’époque.

La Gazette d’Auteuil, Jour de France et Le Journal de Mickey dans lequel il veille particulièrement à l’éradication de toute pensée subversive, le voient ainsi déambuler dans ses costumes croisés obtenus auprès des meilleurs faiseurs et qui font se pâmer les jeunes standardistes.

Il devient vite grand reporter, n’hésitant pas à payer de sa personne pour peu que le trajet s’effectue en première. Il fraie ainsi avec les barmen des plus grands palaces du monde, laissant généreusement des pourboires royaux aux frais de la princesse.

Enfin, à l’âge où tant de ses confrères se préretraitent en acceptant des piges pour Notre Temps, il retrouve un second souffle en rejoignant la rédaction de Brave Patrie. Le ton, la noblessse de la cause, son attrait pour les nouvelles technologies, son goût de la vraie vérité vraie et l’âge des secrétaires achèvent d’emporter son adhésion au projet.

Et dire que mes amis m’appelaient depuis longtemps "Hu-Aym Pé"... C’était prédestiné...

Lui écrire :


Envoyer un message

Ses articles :

  • Culture - Médias - 2 décembre 2003

    La justice fait rendre gorge aux iconoclastes du métro

    A nos lecteurs de province et d’outre-mer, rappelons que des commandos de sagouins sans foi, ni loi, à l’orthographe souvent douteuse, maculaient depuis plusieurs semaines les affiches du sous-sol parisien, agressant ainsi le bien-être des passagers qui ont déjà fort à faire avec l’épée de Damoclès d’une grève surprise suspendue au fil du bon vouloir du Komintern. C’est avec un profond soulagement que (...) >> Lire la suite

  • Monde - 13 novembre 2003

    Guantanamo : témoignage exclusif de la Croix-Rouge.

    De retour du célèbre camp de vacances extra-territorial sis sur la côte méridionale de Cuba, un jeune délégué-stagiaire du CICR (Comité International de la Croix-Rouge - et même du Croissant-Rouge, pour les chieurs pointilleux qui aiment bien qu’on leur déroule l’intégralité des sigles) a tenu à reserver la primeur de ses observations à Brave Patrie. "Surtout ne citez pas mon nom", me prie Peter (...) >> Lire la suite

  • Société - 25 septembre 2003

    Baisse d’impôts : employez des pauvres.

    Maria ? Maria !? A la main, l’argenterie... A la main... Enfin voyons... C’est la rentrée ! Nos jeunes filles ont repris d’un cœur léger leur apprentissage de femmes de devoir au pensionnat Marie-Gabrielle de Sainte-Eutrope, et nos jeunes garçons le chemin des camps de fin de semaine au sein de leur troupe des Scouts Saint-Georges, où ils entonnent gaiement " J’avais un camarade " à la lueur (...) >> Lire la suite

  • Economie - 12 juillet 2003

    François Fillon poète

    A l’instar de notre lettré Ministre des Relations Extérieures avec les contrées du Levant et de Nouvelle Angleterre, François Fillon a lui aussi été inspiré par la poésie. Mais, à la différence de tant de ces délicats taquineurs de muse, dont le regretté M. Pompidou - le Raffarin Auvergnat, pour nos jeunes lecteurs - avait dressé l’anthologie, c’est à l’aune de celui d’un Victor Hugo que doit se (...) >> Lire la suite

0 | 5 | 10

Ses images :

0 | 20