Ardent défenseur des vraies valeurs de la France vraie, le webzine Bravepatrie ne peut que se féliciter de cet élan citoyen, en espérant qu’il sera appuyé par la collaboration des FAI. Elan citoyen, rappelons-le, dont l’objectif louable est de permettre que la loi soit enfin respectée dans ce pays, n’en déplaise aux juges rouges.
Nous rappelons également à nos lecteurs que chaque année le téléchargement pirate prive l’industrie phonographique de 95 % de ses revenus, ce qui ne lui permet plus de produire beaucoup de nouveaux artistes, étant acculée à la faillite et ne survivant qu’à coups de compil’ et de promotion d’artistes démodés (Michel Sardou) ou étrangers à nos valeurs bravepatriennes de textes de bons goût et de sons non discordants (Peter Gabriel).

Au delà de ces terribles conséquences financières, il est à déplorer un drame social encore plus grand : de nombreux artistes se retrouvent sans emploi. Grossissant alors chaque jour les rangs des chômeurs, il mettent dès lors un pied dans un engrenage ponctué de misère et de déshérence dont la première étape, terrible déchéance, les conduit à devoir s’expatrier (Florent Pagny) ou à quitter leur loft de la capitale pour squatter en banlieue dans de sordides usines (Hervé Villar, Dave). Certains allant même jusqu’à faire acte d’abnégation en s’abaissant jusqu’à emménager dans d’insalubres HLM qui n’ont d’attractif que le loyer (MC Solaar). Confrontés à la drogue (Joey Starr) et aux violences conjugales (Bertrand Cantat), beaucoup sombrent dans une spirale les conduisant à la dépression (Carlos). Vivant dès lors des subsides de l’Etat, ils agrémentent leur misérable quotidien (J. Hallyday) en s’abaissant à chanter dans le métro (pour les plus doués), ou à vendre leurs charmes dans les caves délabrées des cités (Mireille M.).
Et ceci ne tient que pour les plus chanceux, car pour la majorité de ces artistes seules les attendent la faim qui noue le corps et assèche l’inspiration (Francis Cabrel) et enfin, disons le crûment, la mort qu’est l’indifférence et l’oubli des fans (Patrick Sébastien, Bézu, Dorothée, C. Goya, A. Cordy, C. Jérome, etc.)

A ce drame économique mais surtout social, vient se greffer une autre réalité encore bien plus terrifiante. En effet, comme l’a récemment dénoncé M. De Villepin, le téléchargement pirate serait, à même hauteur que le trafic de cannabis, une ressource financière primordiale pour les terroristes alqaidiens. Le seul téléchargement pirate de Livin’ La Vida Loca de Ricky Martin aurait d’ailleurs servi à financer entièrement les attentats de Madrid.

A la vue, de ces graves conséquences, nous ne pouvons donc qu’inciter les pirates à abandonner leurs activités criminelles et à s’amender en allant immédiatement acheter une vingtaine de nouveautés (de préférence bravepatriennes) avant que la divine foudre judiciaire ne s’abatte sur leur tête, afin de porter un coup décisif au terrorisme et de sauver quelques artistes dans le dénuement le plus complet.

En plus, c’est les soldes !