Economie
Servier contraint à retirer la mort aux rats du marché
L’interdiction demandée par l’Afssaps est un nouveau coup dur pour le laboratoire pharmaceutique. Fréquemment prescrite dans les cas de troubles de l’érection ou de migraines légères chez l’enfant, la mort aux rats présenterait selon l’agence sanitaire « un rapport bénéfice-risque pas tip-top. »
Le groupe Servier a immédiatement fait appel de la décision. S’exprimant en visioconférence depuis son bureau du Palais Bourbon, son porte-parole, Jean-Kevin Mengele, a tenu à rassurer les investisseurs et le grand public : « La mort aux rats est un produit absolument inoffensif. La rumeur selon laquelle il provoquerait des effets secondaires indésirables est totalement infondée et plusieurs études crédibles ont démontré que la diarrhée hémorragique de type B était l’un des nombreux symptômes de la sinusite ».
A l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, on relativise la portée de ce retrait : « Il s’agit d’une suspension de vente temporaire », précise Jennifer-Melody Mengele, la directrice de la commission de transparence de l’agence. « La distribution reprendra dès lors que les laboratoires Servier auront modifié le packaging du produit en précisant qu’il est contre-indiqué dans le cadre d’une alimentation riche en fibres. »
La mort aux rats ne représente qu’une fraction réduite du chiffre d’affaire du groupe, mais son absence temporaire des étagères des pharmacies pourrait provoquer un appel d’air et son remplacement par son équivalent générique chinois.
« Nous observons la situation », explique-t-on sobrement au ministère de la Santé. « Une mort aux rats de moindre qualité pourrait poser un risque sanitaire bénin mais pas inexistant ».



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