D’une rigueur toute catholique - si ça fait mal c’est que ça soigne - mâtinée d’un esprit jeune voire surfeur - ce qui ne tue pas rend plus fort - il se déplace toujours au coeur du problème au mépris du danger. Sûr d’une vitesse de pointe digne d’un guépard pour assurer sa fuite en cas de problème, il s’en va, la fleur au fusil et le karchër en bandoulière, dénoncer la racaille au coeur même de la cité des 4000, siège notoire d’une cour des miracles globalement hostile aux valeurs de la cinquième République en général et du Mouvement Populaire en particulier.

N. Sarkozy dans les instants précédant son fameux sprint La Courneuve - Place Beauvau réalisé en 12 min 21 sec 14/100 chaussé de souliers vernis.

Fort de ces premiers succès, il enchaîne les actes de bravoure et d’honnêteté intellectuelle : il ira jusqu’aux Antilles expliquer à Aimé Césaire, manuel scolaire à l’appui, les bienfaits de la colonisation française pour un ramassis d’anthropophages perdus sur des ilôts boueux de l’océan Pacifique. Il en repartira à la rame, nu et sans vivres, pulvérisant malgré tout les records de Gérard D’Aboville.

Après avoir récemment convoqué les ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée à Nice pour leur expliquer qu’il était de leur devoir d’endiguer le flux des masses oisives et subsahariennes remontant sournoisement vers le nord, Monsieur Sarkozy s’est rendu, pour un véritable marathon des sables, au coeur même du problème : l’Afrique. Alors que Dominique de Villepin n’avait qu’une vague idée de ce que pouvait être un "jeune" quand il a pondu sa loi hélas incomprise sur le contrat de première embauche, notre ministre de l’Intérieur choisit la voie de la pédagogie audacieuse en allant lui-même porter la bonne parole aux Maliens et autres peuplades agressives.

« Bénis soient les derniers arrivés, car ils seront les premiers à repartir » - a-t-il déclaré à des Noirs déguisés en évêques afin qu’ils diffusent dans leurs contrées ce message simple et pourtant clair qu’aucun ministre de la République n’avait jusqu’alors eu le courage d’aller porter directement en terre étrangère : « Vous n’êtes pas les bienvenus chez nous, on a déjà tout ce qu’il faut pour nous ramasser les poubelles ».

Grace à sa condition physique hors du commun, M. Sarkozy parviendra à prendre la fuite, poursuivi par des hordes négroïdes sanguinaires injustement courroucées par cette vérité ainsi assénée. Notre caricature de ministre des Voyages en Aller-Simple et de la Propagande à l’Etranger poursuivra son périple africain par un passage si rapide au Libéria et en Afrique du Sud que même les journalistes sportifs les plus avertis ne pourront l’intercepter pour une simple photographie.

l’homme politique traditionnel : une surcharge pondérale, un gros nez rouge et un discours plein de lendemains du jour d’après qui chantent.

Artisan d’un style politique fondé sur la rupture, notre frétillant ministre se trouve à mille lieues (à l’heure où nous écrivons ces lignes, certainement beaucoup plus au moment où vous les lisez) de l’homme politique traditionnel, personnage central d’un monde technocratique veillissant usé par les « affaires » et qui ne fait plus rêver le citoyen bravepatriote. « Je le définirais plutôt comme une sorte d’animal politique », nous confie Cécilia Sarkozy sur un ton entendu, elle qui fit pourtant les frais de cette stratégie de rupture à tout prix.

Où donc cet athlète de l’interview, ce marathonien de la sécurité intérieure, cet intellectuel sportif arrêtera sa tournée de gala ?

Toujours à l’entrainement quand il n’est pas en compétition, Nicolas(à droite sur ce cliché) court ici avec un ami.

« Nicolas est chaud, il est au top de sa forme et envisage maintenant de se lancer dans des défis d’ampleur en vue des Jeux de 2007 » nous confie Brice Hortefeux, le directeur sportif de son équipe.

Les Jeunes Populaires préparent déjà des banderoles pour aller soutenir leur idole lors d’un prochain voyage à Pyong-Yang où il présentera une série de conférences sur le thème : « Les bienfaits de la mondialisation ultra-libérale pour les nuls ».

Selon Patrick Devedjan, le directeur artistique de l’UMP, Nicolas Sarkozy a dans ses cartons une série de projets qui lui permettront de s’affirmer comme un nouveau Johnny Knoxville De Gaulle :

  • Rencontre avec Benoît XVI afin de lui présenter son projet de loi sur la laïcité des institutions au sein d’une Europe de culture judéo-chrétienne
  • Inauguration de la maison de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) à Washington DC.
  • Challenge Areva à Kiev : l’EPR une énergie verte.

La gouaille, le talent, l’esprit d’entreprise, le courage, l’audace, la témérité, le culot, la hardiesse, la bravoure, la fougue, la détermination, le toupet, l’impudence au service de la liberté et du Mouvement Populaire, c’est aussi ça Nicolas Sarkozy.